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Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %)

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Vesper Z. Lawson


Pistache ❞ superviseur des affaires classés


Messages : 46
Date d'inscription : 28/04/2011

MessageSujet: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 11:51


© citylove

« Vesper Zoé Lawson »





    © skinlikeamap

✏ NOM(S) : Lawson
✏ PRÉNOM(S) : Vesper Zoé
✏ SURNOM : Aucun et ne tentez pas de lui en donner un, si elle l'entend, ça risque de mal se passer.
✏ ÂGE & DATE DE NAISSANCE : 34 ans, née le 15 mai
✏ LIEU DE NAISSANCE : Jakarta, Indonésie
✏ METIER : Agent aux affaires classées
✏ STATUT CIVIL : Célibataire
✏ GROUPE : Affaires classées



« ever ever after »





Citation :
Vesper, femme honnête ou garce prête à tout ? Tout dépend du point de vue ou les gens se placent. Ceux qui la connaissent bien diront que sous ses airs de glace, elle cache une femme sensible, peut être trop... Elle a souffert et c'est ce qui l'a poussé à se renfermer, laissant une image impassible à ceux qu'elle côtoie.

Depuis l’attentat, la blonde a changé de manière imperceptible pour les autres, mais pas pour ses amis. Vesper est devenue sensiblement impatiente. Elle a du mal à garder le contrôle, surtout quand on tente de la comprendre ou de la faire tourner en bourrique. Elle peut même se montrer franchement cassante et blessante. Ça ne l'a pas aidée à se faire des amis parmi les nouvelles recrues, mais on la respecte pour son professionnalisme évident. Toujours aussi têtue et déterminée, elle est sans doute moins regardante au niveau de la procédure qu’autrefois. Son objectif est de coincer les criminels à tous prix. Ce n’est pas parce que ses affaires sont classées qu’elles ne méritent pas justice. Vesper est pointilleuse sur ce point et celui qui dira le contraire risque de le regretter. Elle ne comprend pas vraiment comment on peut oser traiter correctement des terroristes qui ont tué des agents. La blonde est bien décidée à mener sa propre enquête sur les événements qui ont mené à l'explosion du bâtiment et même si elle dérange, elle ne compte pas arrêter.

Autoritaire, persuasive presque effrayante parfois, elle peut malmener les petits nouveaux mais au final, ils se rendront compte que c’est pour leur bien. Elle préfère qu'ils soient préparés correctement à cette vie difficile qu'ils ont choisi. Etre agent est loin d'être aussi idyllique que les séries télés peuvent le laisser penser et les têtes brûlées qui veulent jouer à GI Joe, elle se fait un plaisir de les remettre à leur place. Elle est devenue solitaire, mais est toujours une bonne équipière. Il est facile de voir si elle est énervée. Dans ces moments là, elle a tendance à serrer les poings très forts, sans doute pour éviter d’en coller un dans le visage de la personne qui a osé la mettre en colère. Depuis qu'elle est revenue, les gens les plus perspicaces ont vite compris quand il fallait la laisser tranquille. Intelligente, travailleuse, organisée, elle est un bon leader.

On peut facilement deviner que si elle se comporte aussi durement avec ses collègues, elle n'est pas plus facile avec les criminels qu'elle tente d'appréhender. Méchamment surnommée la sorcière par certains prisonniers qu'elle a contribué à arrêter, elle se montre glaciale lors des interrogatoires et arrive généralement à faire rapidement parler les gens à cause du malaise qu’elle leur procure. Son perfectionnisme et son intransigeance en font un agent extrêmement efficace mais très dur. Elle se montre aussi intransigeante face aux victimes et aux témoins. Chaque indice qu'ils cachent l'empêchent de trouver la vérité. En fait, c'est plus un problème de manque de détachement qui la pousse à rester froide avec eux. Vesper arrive trop facilement à s'identifier aux proches et elle en souffre beaucoup.

Vesper a des cicatrices sur quelques parties du corps depuis l’attentat, notamment une longue le long de son cou. Elle aime courir pour se changer les idées. C’est sans doute le seul moment ou elle peut ne penser à rien et l’un de ses seuls vices. C’est une fille très casanière, et elle aime beaucoup rester chez elle. Elle fait des cauchemars réguliers la nuit et se sent coupable d’être en vie alors que d’autres sont morts. Depuis ces trois dernières années, elle est aussi depuis excessivement maniaque, très prudente et observatrice. Elle ne se sent en sécurité nulle part et surtout pas dans les locaux du FBI. Méfiante avec beaucoup de monde, elle peine à faire confiance aux inconnus et se fie essentiellement à son intuition ce qui la trompe rarement.

Elle a du mal à renouer avec ses amis. Ils ont avancé, mais elle stagne, en équilibre au dessus d'un gouffre qui menace de l'engloutir. Depuis trois ans, elle dépose une rose blanche sur la tombe de son ancien amant en mémoire de tout ce qui les liait.

« let's write something down »



Vesper n'avait pas remis les pieds ici depuis qu'elle était revenue à Seattle. Elle sentit son coeur se serrer. Il ne restait plus rien de l'horreur qui avait frappé. Les nouveaux bâtiments du FBI étaient tout neuf, stériles. Elle savait pourtant ce qui s'était passé. Elle l'avait vécu. Et rien n'allait pouvoir effacer ses souvenirs, surtout par reconstruire le bâtiment à l'endroit exact du drame. C'était ironique qu'on la fasse revenir ici pour un entretien avec un psychologue. Elle avait plus ou moins pensé qu'ils auraient le tact de faire ça dans un bâtiment plus neutre. C'était sans doute un moyen de la tester. Quand elle avait reçu sa convocation, elle avait été dans un état de colère certain et avait du partir courir un peu pour se calmer. Comme si un fichu psy pouvait prétendre la comprendre. Un petit bureaucrate sagement au chaud au moment où l'immeuble s'écroulait. Ils avaient choisi une femme, comme si cela pouvait l'aider à être en confiance. Elle se méfiait de tout le monde. Il était évident que sans aide intérieure, l'attentat n'aurait pas pu avoir lieu. La blonde sentait que certaines choses étaient louches et elle comptait bien découvrir la vérité, sinon elle ne serait jamais revenue.

Vesper était entrée dans un petit bureau calme, de couleur clair, décoré par une petite plante. Elle plongea immédiatement les yeux dans ceux de son adversaire de quelques minutes. La psy portait l’un de ces tailleurs bon chic bon genre. Elle n’avait jamais vu la violence de sa vie, cela crevait les yeux. Elle semblait jeune, trop jeune. Vesper lui serra la main d’une poigne ferme sans jamais détourner les yeux. Elle s’installa sur le siège du patient, légèrement mal à l’aise, même si elle le cachait très bien. Certains évènements n’étaient pas fait pour revenir à la surface.


Bienvenue ici Agent Lawson. Ma première question sera toute simple. Parlez-moi un peu de votre vie. Votre enfance, vos parents…



- Est-ce que c’est une tactique pour détourner la conversation avant d’aborder des choses qui fâchent. Parce que ce n’est pas nécessaire. Je préfèrerai directement en venir aux faits. Vous savez parfaitement ce qu’il y a à savoir sur mon enfance. Je suppose que vous avez déjà lu mon dossier avant que j’arrive. Est-ce que vous cherchez un traumatisme enfoui ? Parce que je dois vous dire que nous passons des tests de personnalité avant de pouvoir entrer au FBI.

Non, elle ne comptait rien faire pour lui faciliter les choses. Au contraire... Son enfance n'avait absolument rien à faire dans tout cette histoire. A moins que les entretiens psychologiques aient une toute autre raison que de vérifier leur état émotionnel. Est ce qu'ils cherchaient quelqu'un qui était suffisamment instable pour vendre ses collègues à des terroristes ?

- S’il vous plait agent Lawson. Je peux vous appeler Vesper.
- Agent Lawson sera très bien.

Elle serra les lèvres, les poings crispés sur les accoudoirs. Elle ne comptait pas entrer dans les familiarités. L'appeler par son prénom et puis quoi encore ? Elle n'était pas une de ces foutues victimes qu'elle interrogeait tous les jours. Il ne manquait plus que le thé et les petits gâteaux et l'illusion serait parfaite. Visiblement, elle n'avait aucune idée de comment manier une femme comme elle.

- D’accord, je vais vous parler de mon enfance. Il n’y a pas grand-chose à en dire. Je suis née à Jakarta de deux parents militaires. Je suis fille unique. Mes parents sont retraités et vivent à New York. J’ai vécu toute ma jeunesse en Indonésie et j’ai d’ailleurs une double nationalité. Ensuite, nous sommes partis à Washington, mon père avait été muté. J’étais le portrait craché de mon père, au niveau physique et caractériel. Nous avons fait quelques voyages officiels pour accompagner mon père qui travaillait au Pentagone. J’ai du mal à rester longtemps au même endroit depuis. C’était presque une évidence pour moi, entrer dans les forces de l’ordre. Un jour, j’ai assisté à une agression à quelques mètres devant moi. Les passants n’ont rien fait. Ils ont fait comme s’ils ne voyaient rien. J’ai juré que je changerai ça et que jamais je ne laisserais de criminels se promener dans les rues de la ville. Après des études de droit et de psychologie criminelle à Harvard, j’ai postulé au FBI.

Voilà, question suivante... Vesper porta les yeux vers l'unique fenêtre. Un souvenir similaire la fit frissonner. Elle ne devait plus y penser. Pourquoi chercher à l'empêcher d'avancer ? Qu'on doute de sa motivation à arrêter les criminels responsables de l'attentat était une ineptie. D'accord, peut être qu'elle n'allait pas les arrêter, les exécuter était une idée assez séduisante. Elle fut sortie de ses pensées par la psy, visiblement peu décidée à se laisser manipuler.

- Pouvez-vous m’en dire plus ? Je constate que vous évoquez des faits, pas des sensations. Parlez-moi de ce que vous ressentez.

Vesper lâcha un petit rire moqueur. Une gamine tout juste sortie de l'université tentait de la comprendre. Comment le pourrait-elle ? Des faits, c'est tout ce qu'elle voulait dévoiler. Le reste ne regardait personne d'autre qu'elle. Son enfance... Elle préférait ne plus y penser. Ce n'était pas des souvenirs négatifs, seulement elle n'avait rien connu de beau ensuite. Son enfance, c'était son jardin secret. Et dévoiler sa vie privée devant une inconnue qui tentait de la mettre à l'aise ne rentrait pas dans ses plans.

- Ce que je ressens ? Je passe mon temps à être détachée. C’est ce qu’on attend de moi tout simplement. Bon, au départ, j’envisageais l’armée mais je ne voulais pas qu’on pense que j’étais ici grâce à mon père. C’était un peu la même chose au FBI mais tout le monde ne connait pas le général Lawson fort heureusement. Seattle était une ville qui me convenait. J’avais besoin de me détacher un peu de ma famille, je pense. J’étais pleine d’espoir et pleine de bonne volonté. J’ai commencé dans la brigade des stups. Là-bas, j'ai été sous les ordres de Drew Sheppard. Je pourrai dire qu'il m'a tout appris, c'est vrai. J'ai aimé travailler avec cet homme. J'ai même fait plus que travailler avec lui... Les choses sont compliquées. Enfin, elles étaient compliquées. Je passerai sous silence ces années là. J’ai fini dans les premiers de ma promotion et j’ai pu choisir les affaires classées. En quittant le service, j'ai mis un terme à notre relation. Après 8 ans de bons et loyaux services, lorsque le chef du département a pris sa retraite, il m'a recommandé pour lui succéder. J'ai obtenu le poste grâce à mes excellents états de service et je l’ai dirigé pendant quatre ans. êtes-vous satisfaite ?

Elle tremblait et serra les dents. D'accord, elle s'était emportée. Peut être qu'il n'était pas aussi simple d'être détachée dans cet endroit qu'elle l'avait pensé au départ. Vesper était si en colère qu’elle en avait trop dit sans aucun doute. Elle desserra ses poings, remarquant à peine les griffures dans ses paumes. La page de la psy était couverte d’écriture. Elle avait moins de sang froid qu’avant. Ce n’était pas du tout une bonne chose. Perdre son calme ne l’aiderait en rien. Elle ne pouvait pas se permettre de faire un faux pas. Si elle n’était pas déclarée apte à travailler, elle n’aurait plus rien. Son travail était la seule chose qu’elle avait. Elle respira lentement et composa un visage neutre, cachant l’agacement qu’elle ressentait. La blonde jeta un bref coup d’œil à sa montre. Elle était là depuis seulement dix minutes et cela lui semblait déjà une éternité. Autant écourter au maximum et répondre aussi précisément que possible aux questions.

Parlons maintenant de ce qui s'est passé il y a maintenant deux ans. Étiez-vous dans le bâtiment ? Que s'est il passait pour vous à ce moment-là ?


Vesper se crispa immédiatement. Sa mâchoire se contracta alors que dans ses yeux dansaient les vestiges de ce souvenir terrible. Pourquoi ressasser cet évènement ? Elle avait eu tant de mal à s’en défaire. Parfois, elle se demandait pourquoi elle n’était pas morte ce jour là. Parfois, elle le souhaitait presque. La blonde plongea ses yeux de glace dans ceux de la psychologue. Elle méprisait plus ou moins ces gens qui pensaient tout savoir de la nature humaine. Elle avait pourtant suivi des études de psychologie criminelle. Mais ce n’était pas la même chose. Vesper tentait d’arrêter des monstres. Et cette femme confortablement installée à son bureau qu’avait-elle fait ?

- Je préférerai éviter d’en parler. Je sais pourquoi vous êtes ici et en d’autres circonstances, j’aurai sans doute approuvé. J’imagine que je n’ai pas le choix. Cela fait deux ans. Et pourtant, j’ai l’impression que tout cela a eu lieu hier. Nous voulons tous oublier cet événement. J’étais dans le bâtiment lorsque c’est arrivé. Je ne sais pas vraiment comment j’ai pu survivre. Je crois que j’ai eu de la chance. Je n’y crois pas d’habitude mais j’aurai du mourir. Notre étage s’est effondré. Les affaires classées sont au niveau 1. Cinq étages me sont tombés sur la tête. Je suis incapable de vous dire ce qui est arrivé. Il y a eu comme un tremblement de terre et puis après j’ai vu du feu. J’ai perdu connaissance ensuite. Quand je me suis réveillée, j’étais à l’hôpital. Apparemment, les pompiers qui m’ont sortis ont dit qu’une poutre avait fait barrage et retenu le plafond qui s’écroulait. Sinon, je serai morte. Enfin, ça ou autre chose. Je ne crois peut être pas à la chance mais je crois au destin. Et je vous promets qu’ils paieront. Tant d’agent sont morts. Comment peut-on vouloir détruire des gens qui tentent de ramener un peu de paix. Après le 11 Septembre, cet attentat nous a tous marqués. On se sentait protégés avec les mesures prises et en fait, rien. Je crois que maintenant, je ne me sens plus en sécurité nulle part. J’ai perdu des amis, j’ai perdu quelqu’un qui aurait pu devenir important. Mais je ne le saurai sans doute jamais… murmura t-elle en grattant une longue cicatrice qui s’étendait le long de sa nuque.

Elle pouvait bien tenter d’oublier, si la mémoire avançait, son corps portait encore et toujours le souvenir de ce jour là. Et ça, elle ne pourrait jamais l’oublier. A chaque reflet du miroir, les images de son bref calvaire revenaient. Et s’il n’y avait que ça. Il y avait aussi les cauchemars. Les cauchemars des morts qui la hantaient, l’accusant d’être encore en vie alors qu’eux non. On lui avait pourtant dit qu'elle était restée en vie parce qu'un autre agent l'avait secourue. Elle n'y avait pas cru. Son sauveur avait mystérieusement disparu ensuite. Elle préférait penser que les pompiers avaient fait leur travail, histoire de rester détachée. C'était stupide. Elle avait été en enfer et en était revenue tout simplement. L'idée qu'elle doive la vie à quelqu'un la mettait en colère, parce qu'elle n'était pas sure de le mériter et de l'avoir voulu. Tout aurait été plus simple si elle était morte ce jour là. Elle releva brutalement la tête en entendant une autre question. Perdue dans ses pensées, elle en avait presque oublié l’existence de sa psy.

Sachant que des événements aussi horribles peuvent arriver tous les jours, pourquoi avoir choisi ce métier ?


- Pourquoi miss ? Pour éviter ce genre d’événement justement ! répondit-elle amer. J’ai toujours voulu faire cela. Mes parents militaires, je vous l’ai dit. Je voudrais pouvoir dire que j’ai contribué à rendre le monde un peu plus doux, à rendre les rues sures pour des enfants, des familles. Je crois que le devoir de mémoire est très important. C’est pour cela qu’au final, j’ai intégré les affaires classées. Que ce soit un meurtre, ou un kidnapping, personne ne devrait jamais laisser un crime non résolu. Même si les années passent, les proches n’oublient jamais. Ils veulent des réponses, j’en voudrais à leur place. Alors je tente de leur en donner. C’est un travail long et pénible mais ça en vaut la peine. On n’oublie jamais une tragédie même si on tente de faire semblant, ça reste ancré ici, dit-elle en montrant son cœur.

L’organe battait la chamade sous sa paume. Elle plongea ses yeux bleus dans ceux de la femme. Elle n’y voyait que compassion et compréhension. Cela l’énerva. Personne ne pouvait prétendre la comprendre. Seuls les autres agents qui avaient vécu ça pouvaient se le permettre. Ils avaient tous perdu quelqu'un, ami, amant ou famille. Elle ne souhaitait ce genre de situation à personne. Ça changeait un homme. Parfois, elle se demandait ce qui se serait passé si elle avait été en bas. Ses compétences de profiler auraient-elles pu lui permettre de remarquer le criminel avant que la bombe n’explose ? Elle n’aurait jamais la réponse à cette question et cela continuerait de la hanter. Elle avait besoin de réponses pour avancer. C'est pour cela qu'elle enquêtait officieusement. Que ça plaise ou non, elle n'en avait cure.

Avez-vous une enquête qui vous a marqué ? Aussi bien un très mauvais souvenir comme un happy-ending ?


Elle n'ouvrit pas la bouche immédiatement. Toutes ses enquêtes l'avaient marquées. Toutes parce qu'elles appartenaient au passé. Des innocents n'avaient jamais eu de réponses à leur questions et n'avaient pas pu continuer à avancer. C'était une blessure ouverte dont la cicatrice ne se refermait jamais entièrement. Elle se rappelait de toutes, parce que le travail étai long, fastidieux et qu'ils méritaient d'avoir eu un témoin qui puisse raconter leurs derniers instants.

- Plusieurs enquêtes m’ont marquées, en bien comme en mal. Même si j’aurai sans doute répondu quelque chose qui se terminait bien, seules les horreurs me viennent à l’esprit. Peut être que dans cette section, il y a moins de fins heureuses que dans les autres finalement. Je me rappelle de l’une de mes premières enquêtes aux affaires classées. C’est celle qui a le plus compté. Même si on ne l’a pas dit clairement, j’ai sans doute été promue pour cela. Monter en grade pour avoir arrêté un criminel, c’est bien mais cinq filles sont quand même mortes avant que j’ai coincé ce salaud. Il s’agissait d’une sombre histoire de deux meurtres datant de 1935. Deux corps de jeunes filles avaient été retrouvés dans les bois, mutilés et démembrés. J’étais soulagée de ne pas avoir à assister à une autopsie, les photos suffisaient largement. Les progrès de la technologie nous ont permis de tout reprendre à zéro. Nous avons fait des tests ADN sur les suspects de l’époque mais tout était négatif. Finalement, c’est en interrogeant le père que nous avons eu notre réponse. Son analyse ADN correspondait avec des traces prélevées sur les corps.

Qui envisagerait de faire subir de telles choses à ses enfants ? Elle lui avait demandé pourquoi bien sur. Comment avait-on pu l'interroger sans avoir le moindre soupçon à l'époque, elle n'arrivait pas à le comprendre. Il avait répondu "Pourquoi pas ?" Il était malade et personne n’avait rien vu. Pire, on l’avait traité en victime, il avait eu de la compassion pour avoir tué ses propres enfants. C'était peut être la raison de son froid envers les personnes qu'elle interrogeait. La première chose qu'elle avait appris, c'est qu'il fallait toujours soupçonner les proches en premier. Ils avaient finalement retrouvé trois autres crimes entre 1940 et 1967. Ses enfants n’étaient qu’un début. Cet homme était l’un des monstres qu'elle voulait coffrer pour sécuriser un peu la ville. Il avait sombré à la mort de sa femme. Est-ce que cela devait l’excuser pour autant ? Ils avaient tous leurs raisons, chacun persuadé que c'était la bonne et que cela justifiait tout. C'était faux. Il serait exécuté dans onze mois par la chaise électrique. Vesper allait y assister. Pour voir du remord, une quelconque émotion sur son visage de malade et pour se rappeler pourquoi elle faisait ce travail.

Pour finir, parlez moi de votre vie actuelle. Etes-vous marié ? Avez-vous divorcé ? Déménagé ?


Vesper détourna la tête. Sa vie actuelle ? Rien n'avait vraiment changé et pourtant, tout était différent. Elle releva la tête vers son examinatrice. Elle n'était pas du tout le genre de femme à aimer parler de sa vie privée, encore moins à des inconnus. Mais en même temps, ce n'était pas comme si elle avait de quoi raconter un roman. Elle était désespérément seule et vivait très bien comme ça.

- Rien n’a vraiment changé dans ma vie. J’ai juste du vivre ailleurs pendant trois ans. Après l’attentat, je suis restée deux semaines à l’hôpital avant de demander un transfert provisoire à Washington. J’avais besoin de continuer à travailler. On m’a employé en analyse criminelle, profilage si vous préférez. Je ne sais pas si j’ai été utile mais cela m’a permis de passer à autre chose. Je suis revenue à Seattle très récemment. J’ai emménagé dans un loft au dernier étage d’une petite maison sécurisée. Les voisins sont sympathiques mais ce qui m’a décidé, c’est le portier et l’alarme de mon appartement. Quand à ma vie privée, je ne crois pas important de l’aborder. Je suis toujours célibataire, c’est ce que vous avez besoin de savoir. J’essaie de prendre un nouveau départ, vous voyez ? Je veux passer à autre chose, oublier tout ce qui s’est passé. J’ai pensé me faire muter définitivement à Washington mais j’ai fini par changer d’avis. Je veux des réponses et je les aurai. Je ne suis pas du genre à fuir lâchement. S’il y a une chose que vous devez retenir de moi, docteur, c’est cela.


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Dernière édition par Vesper Z. Lawson le Jeu 28 Avr - 15:53, édité 5 fois
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Vesper Z. Lawson


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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 12:02

Une question, est ce que vous avez sauvegardé ma présentation quelque part ? Impossible de la retrouver de mon côté
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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 12:36

Bon retour!

Elle doit être dans la corbeille. Je vais voir ça!

Edit: Je la trouve pas -__-. Elle a du être supprimer. Désolée. En tout cas je suis heureuse de te revoir! I love you
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Vesper Z. Lawson


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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 13:23

Tant pis, je vais la refaire. Ca me fera pas de mal ^^ Moi aussi, je suis bien contente d'être de retour bounce
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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 13:32

Je viens d'aller vérifier, c'est bizarre parce que j'étais sûre d'avoir mis toute les présentations à la corbeille Oo

En tout cas re bienvenue I love you
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Vesper Z. Lawson


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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 13:41

C'est pas grave, j'ai voulu faire ma paresseuse, mais c'est mieux que je replonge dans la psychologie tordue de ma Vesper ^^ Merci tournis J'aime les nouveaux smileys.

Edit : j'ai fini ma fiche.
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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 17:13

Re bienvenue ma belle !

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    « L’anarchie symbolise la libération
    de l’esprit humain de l’aliénation de la religion,
    la libération du corps humain de la
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    à l’oppression des gouvernements.
    Il défend un ordre social fondé sur la libre
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    Emma Goldman

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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 18:15

Bienvenue :D
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Vesper Z. Lawson


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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 19:02

Merci
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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 19:52

Re-validée xD

Je te remets le poste de superviseur?
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Vesper Z. Lawson


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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %) Jeu 28 Avr - 20:06

Merci. Oui je veux bien ^^
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MessageSujet: Re: Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %)

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Vesper, de retour pour vous jouer un mauvais tour (100 %)

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